La systémie relationnelle


La systémie : un modèle centré sur la solution

Face à une équipe bloquée, le réflexe est de chercher un responsable : celui qui ne s'implique pas assez, celui qui contrôle trop. Le regard systémique pose une question plus inconfortable et bien plus utile : comment ce blocage se maintient-il, jour après jour, sans que personne ne l'ait vraiment choisi ?

Le plus souvent, ce qu'on fait pour résoudre le problème l'entretient. Plus on reprend un dossier de peur qu'il soit mal fait, moins l'autre s'investit ; moins il s'investit, plus on reprend le dossier. Personne n'a décidé cette mécanique : elle s'installe seule et se nourrit d'elle-même. Chercher un coupable dans une telle boucle, c'est se tromper de question, et poursuivre un dialogue de quasi-sourds.

La systémie relationnelle permet de sortir de cette chasse au coupable pour repérer sa propre part, non comme une faute à corriger, mais comme le seul levier réellement disponible. On ne change vraiment ni l'autre ni soi-même ; on peut, en revanche, changer ses actions dans l'interaction.

Il s'agit d'agir sur les interactions plutôt que de forcer le changement chez les personnes, et d'éviter de faire « toujours un peu plus de la même chose », qui produit toujours un peu plus du même résultat. C'est généralement ce qui enraye la mécanique.